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sábado, 31 de octubre de 2015

Article: DIANA KRALL - LUXEMBOURG 2015


Diana Krall plonge la Philharmonie dans son univers intimiste

Quand une des plus belles voix du jazz contemporain envoûte Luxembourg
octobre 12, 2015 by Nicolas Margot


Avec son dernier album, elle prête les couleurs automnales de sa voix à des reprises de chansons pop. De Bob Dylan à Elton John, de Fly me to the moon à California Dreamin’, le concert qu’elle en tire est sublime.

Entourée d’une troupe de musiciens extrêmement talentueux, Diana Krall fait grandir son atmosphère personnelle dans l’immense salle de la Philharmonie. Peu à peu, le spectateur se laisse charmer par son univers. Diana Krall nous prend par la main et nous emmène au plus près de son piano et de sa voix. Ses musiciens nous offrent d’époustouflants solos de guitare électrique, de guitare acoustique, de batterie mais aussi de violon.

Diana, elle, joue pour son public comme pour sa famille, au point de lui demander quel morceau lui ferait plaisir. Le silence se fait. Immense. Qui osera demander à la virtuose du piano de jouer pour lui ? Nos regards balayent les rangées, les balcons ; et, soudain, des voix se font entendre. Diana les écoute, puis leur joue à l’improviste ces mélodies qui font battre leurs cœurs. Sans partition, elle interprète de mémoire et avec une parfaite maîtrise de l’instrument qui l’accompagne depuis son enfance les quelques morceaux demandés. Touchante.

En ce jour de Thanksgiving au Canada, on sent l’artiste émue de ne pas être avec ses deux petits garçons et son mari. Elle cherche à contrebalancer la mélancolie qui l’envahit ce soir en recréant une ambiance intime ici et maintenant. Il s’agit pour elle de s’ancrer dans le présent pour en faire un moment agréable et d’éviter ainsi de trop penser à ceux qui lui manquent.

Cette attitude de don lui vaudra ce soir une qualité d’écoute bien rare. Les centaines de personnes présentes sont parfaitement silencieuses, sensibles à sa fragile présence et à la force de ses interprétations. Lorsque les morceaux s’achèvent, le public prend le temps de savourer l’éclosion du silence qui les suit, encore enchanté par les dernières notes. Puis, la salle entière applaudit à tout rompre avant de reformer de nouveau cette alcôve de silence dans laquelle le jazz vient se lover. La voix de Diana Krall habite la Philharmonie et s’y dépose. Elle caresse les âmes de son public telle la main d’un homme, avec un subtil mélange de douceur, de force et d’aspérités.

Nicolas Margot






Plongez dans son univers chaleureux en réécoutant sa version de Fly me to the Moon.

Profitez du passage de Diana Krall en Europe pour passer la voir.

Pour ne rien manquer des prochains concerts à la Philharmonie, rendez-vous juste ici.

Merci à Anthony Wilson (à la guitare), Karriem Riggins (à la batterie) & Stuart Duncan (au violon) pour leurs solos qui nous ont tant fait rêver et merci à Diana Krall de leur avoir donné la place que leurs talents méritent.

Photographe: Alfonso Salgueiro


Fuente: www.grrrrr.eu




jueves, 15 de octubre de 2015

Article: DIANA KRALL - Concert - 12.10.2015 - Grand Auditorium - Luxembourg

Diana Krall à côté de ses pompes à la Philharmonie

Dans Culture, Musique 14/10/2015


Diana Krall livré un concert décevant, lundi soir à la Phlharmonie. (photo Alfonso Salgueiro)

La Philharmonie de Luxembourg était archicomble, lundi soir, pour la venue de Diana Krall. La file d’attente pour tenter d’obtenir un des derniers tickets disponibles pour la soirée était d’ailleurs bien plus longue que d’habitude. Une salle bien pleine pour un concert en mode mineur. La Canadienne, qui nous avait bien régalés lors de ses deux précédents passages au Kirchberg, en 2009 et 2012, semblait bien fatiguée, en ce lundi soir, à côté de ses pompes.

Arrivée sur scène en toute discrétion à la suite de ses musiciens, elle s’est installée devant son piano pour ne plus quitter son tabouret pendant l’heure et demie de concert. Elle, d’habitude si communicative, radotait, entre chaque chanson, de petites phrases à peine audibles, mal assurées, souvent sans grand intérêt… comme cela peut arriver, parfois, en toute fin d’une soirée trop arrosée.

Vraiment pas du meilleur effet. Mais, à la limite, on pourrait lui pardonner si, à côté de ça, elle offrait de grands moments de musique. Mais, là encore, c’est la douche froide. Pas toujours dans le ton, en train, bien souvent, de chercher sa voix – un comble pour une chanteuse avec son expérience –, elle semblait chanter surtout pour elle, dans sa bulle, ou tout au plus, pour ses proches installés autour de son piano lors d’une réunion de famille, oubliant au passage qu’elle se trouvait là devant un vrai public.

Et puis, chanter quoi? Un patchwork sans saveur de standards de la pop des années 70, des Mamas and Papas à Bob Dylan, en passant par Tom Waits. Et même quand elle reprend Nat King Cole, elle semble s’ennuyer, sans envie. Bref, on cherche encore le fil rouge de cette soirée.
Certes, Anthony Wilson à la guitare et Karriem Riggins au violon ont offert quelques solos magnifiques, mais c’était les seuls moments vraiment intéressants de ce concert qui ressemblait vraiment trop à une simple soirée karaoké. Vraiment dommage.

Pablo Chimienti




lunes, 28 de septiembre de 2009